La plaque dentaire

C’est un film très mince constitué de bactéries relié matrice extra cellulaire (biofilm) par une qui s’accumule à la surface de la dent, avec d’autant plus de facilité que la dent est insuffisamment ou mal brossée. Le brossage a effectivement pour rôle d’éliminer la plaque dentaire.
Elle se constitue en permanence et, si elle n’est pas très rapidement éliminée par un brossage minutieux et fréquent, elle est rapidement colonisée par de multiples bactéries qui trouvent dans cette plaque un milieu nutritif très favorable à leur développement.
C’est la raison pour laquelle la prévention de la gingivite est simple : un brossage dentaire fréquent, après chacun des trois repas. Mais encore faut-il que ce brossage soit bien effectué et intéresse toutes les parties de la dent. Or, le petit « cul de sac » que forme la gencive en s’attachant sur la dent (le sulcus) est souvent oublié : cela suffit pour que la gingivite s’installe. [3]

Dans la cavité buccale on retrouve 1010 bactéries avec plus de 500 espèces différentes.
La composition bactérienne de la plaque dentaire est différenciée, selon qu’il s’agisse de la plaque supra-gingivale ou de la plaque sous-gingival.

La plaque supra-gingivale se compose de bactéries aérobie et anaérobie à Gram positif telles que : Streptocoques mutans, S. salivarius et S. sanguinis.

La plaque sous gingival, quant à elle, colonise le sillon gingivo-dentaire et les poches parodontales où il n’y a pas d’oxygène, on y trouve donc des bactéries anaérobies.
Dans la plaque sous-gingivale d’un individu en bonne santé on retrouve principalement les espèces Actinomyces, en quantités inférieures, les espèces Streptococcus et Veillonella. Moins de 4% des bactéries totales identifiées font partie du complexe d’orange (Fusobacterium,Prevotella, Campylobacter rectus)  

Dans la plaque dentaire sous-gingivale de personnes atteintes de parodontie, en revanche, les espèces dominantes font partie du complexe d’orange. [5]